1904 En 1904, la boxe fait son apparition lors de la troisième édition des Jeux…
Les drôles de surnoms des boxeurs

LES SAVOUREUX
Après avoir vu le jeune Ray Robinson s’entraîner, un journaliste interpella son entraîneur, George Gainford. « C’est un très bon boxeur que vous avez là. » « Aussi bon que du sucre » répondit Gainford. C’est ainsi que « Sugar » entra dans la légende avec Robinson puis Ray Leonard. Jose Napoles avait une boxe tellement fluide qu’on le baptisa « Mantequilla », qui signifie beurre en espagnol. Kid Chocolate, lui, fut le premier champion du monde cubain. Et aussi : Roman Gonzales « Chocolatito »
LES BEAUX GOSSES
Au début de sa carrière Floyd Mayweather Jr se présentait sur le ring comme « Pretty Boy » (« joli garçon ») pour sa défense impénétrable qui laissa son visage immaculé. Saul Alvarez est surnommé « Canelo » (cannelle en espagnol) pour ses cheveux roux, quand Joe Louis a été affublé du surnom « The Brown bomber » (le bombardier noir) pour sa couleur de sa peau. Plus terrifiant, Marco Barrera était appelé « L’assassin au visage de bébé ».

LES PATRIOTES
Alors qu’ils sont amenés à boxer à travers le monde, les boxeurs représentent leur patrie partout où ils vont. De Marcel Cerdan le « bombardier marocain » à Rocky Marciano « le Rock de Brockton », de Jack Dempsey « le Manassa Mauler » (le combattant de Manassa) au « Michigan Assassin » Stanley Ketchel, qui se passe de traduction… Plus récemment, on a pu voir le « Filipino Flash » Nonito Donaire et Tyson Fury qui se proclame « Gipsy King », roi des gitans. Plus classique, « The pride of … » (« La fierté de ») est souvent utilisé : Joe « The Pride of Wales » Calzaghe, « The Pride of the Philippines » Manny Pacquiao, « The Pride of Bolton » Amir Khan…
LES BESTIAUX
« Vole comme un papillon, pique comme l’abeille » disait Mohamed Ali. Qu’ils piquent, qu’ils mordent ou qu’ils griffent, les animaux sont une source intarissable d’inspirations pour nos pugilistes préférés : le lion (Lennox Lewis et Yvan Mendy), le chacal (Guillermo Rigondeaux et Carl Frampton), la panthère (« pantera » Luis Nery), le chien (« El Perro » Alfredo Angulo), le cobra (Carl Froch), le serpent latin (Sergio Mora), le Black Mamba (Roger Mayweather) ou encore « l’araignée » Panama Al Brown…

LES SANS-PITIÉ
Pour instaurer la peur chez leur adversaire, certains boxeurs ont choisi des surnoms spectaculaires. C’est le cas d’Erik « El Terrible » Morales, Bernard Hopkins « The executioner », Ray Mercer « Merciless » (« sans pitié »), Ricardo « El Matador » Mayorga, Luis Ortiz le « vrai King-Kong » ou « Matrix » Lomachenko. Tout en rimes, Juan Lazcano s’auto-proclamera “The Hispanic Causin’ Panic” qu’on peut traduire par « l’hispanique qui provoque la panique ». Le champ lexical des armes est fréquemment utilisé avec Iran « The Blade » (la lame) Barkley, Gervonta « Tank » Davis, « Bazooka » Wilfredo Gomez ou « Dinamita » Juan Manuel Marquez. Et aussi : Ray « Boom Boom » Mancini, Julien « Bobo » Lorcy, Samuel Peter « Le cauchemar nigérian ».
LES MÉTÉOROLOGUES
Alors que l’on ne compte plus le nombre d’ouragans (« hurricane ») qui ont frappé la boxe (Tommy « Hurricane » Jackson, « Hurricane » Rubin Carter, « Hurricane » Peter McNeeley), certains ont cherché plus d’originalité comme Timothy Bradley « Desert Storm » (« la tempête du désert »), Leo Santa Cruz « El Terremoto » (le tremblement de terre), Arturo « Thunder » (le tonnerre) Gatti ou encore Yuriorkis « El Ciclon de Guantanamo » Gamboa.

LES PRESTIGIEUX
En jouant avec son patronyme, Devon Alexander prendra le surnom de « The Great » (« Le grand ») en référence au célèbre empereur. Merveilleux, Marvin Hagler ira jusqu’à changer officiellement son nom en devenant Marvelous Marvin Hagler. A leurs apogées, Oscar De La Hoya était le « Golden Boy » et Naseem Hamed, le « Prince ». Quant à Mohamed Ali, il restera à jamais « The greatest », le plus grand, tout simplement. Et aussi : Deontay Wilder « Bronze Bomber », Sergio Martinez « La maravilla » (la merveille) et Tommy « The Duke » (« Le Duc ») Morrison.
LES SUPER-HÉROS
Les vrais super-héros que sont Mike Tyson et Thomas Hearns, ont forgés leur propres réputations, respectivement, sous les noms d’« Iron Mike » et d’« Hitman ». Inspiré par le personnage de comics, Adonis Stevenson utilisera le surnom de « Superman ».
LES DISTINGUÉS
« Gentleman » Gerry Cooney, « Gentleman » Jim Corbett, « The Gentleman of Boxing » Floyd Patterson, ces gentlemen des rings se caractérisaient par un style élégant et professionnel. Antonio Tarver et Paulie Malignaggi étaient les « magiciens » des rings. Eddie Chambers se qualifiait de « Fast » (rapide, vif), quand Jake « Raging Bull » LaMotta était un véritable taureau enragé sur le ring. Roberto Duran, lui, faisait parler ses mains de pierre (« Manos de piedra »).

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