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La Cinco de Mayo : la fierté mexicano-américaine

Chaque année depuis 2003, nous avions droit au combat d’une star de la boxe lors de la Cinco de Mayo. L’épidémie de coronavirus avait stoppé cette tradition l’année dernière. Elle est de retour ce week-end avec l’affrontement entre Saul Alvarez et Billy Joe Saunders.

Après la guerre face aux Etats-Unis (1846-1848) et la guerre de réforme (1858 -1961), le Mexique est en proie à de grandes difficultés financières. Napoléon III souhaite en profiter pour agrandir l’influence de son empire. La France occupera le Mexique de 1861 à 1867. C’est dans ce contexte qu’a lieu la bataille de Puebla qui verra l’armée mexicaine vaincre les forces de l’empire français, le 5 mai 1862.

« C’est un jour très spécial pour tous les Mexicains », a déclaré Julio Cesar Chavez Senior dans l’émission Peleamundo de Matchroom sur Youtube. « Je me suis battu de nombreuses fois en mai en représentant tous les Mexicains. C’est quelque chose de très, très spécial, quelque chose de très beau de ressentir l’amour, le soutien de tous les mexicains-américains qui vivent aux États-Unis. »

En réalité, le 5 mai n’est pas férié au Mexique et reste peu célébré en-dehors de l’état de Puebla. Ce sont les activistes mexicains-américains, dans les années 60, qui vont mettre en lumière la Cinco de Mayo pour célébrer leur culture. Le mouvement chicano défendait les conditions de vies des immigrés mexicains aux Etats-Unis.

Boostée par les marques d’alcool qui y voient une formidable opportunité de toucher une population de plus de 30 millions de personnes, la Cinco de Mayo va connaître un regain d’attention dans les années 80.

Le Super Bowl de la boxe

Chavez boxera deux fois lors de la Cinco de Mayo, en 1993 et 1994. Né et élevé au Mexique, la légende combattra plus souvent les week-ends du 15 septembre, anniversaire de l’indépendance mexicaine et réelle fête nationale du pays.

Qui mieux qu’Oscar De La Hoya pour en reprendre le flambeau ? Né à Los Angeles de parents mexicains, le médaillé d’or olympique est un symbole de la réussite latino-américaine. Tête d’affiche de la boxe à la fin des années 90, le Golden Boy va instaurer cette tradition d’une grande réunion de boxe le week-end de la Cinco de Mayo. « Dès le départ, j’espérais qu’elle devienne ce qu’elle est devenue », c’est-à-dire le Super Bowl de la boxe.

Le combat de la Cinco de Mayo attire un public plus large que les réunions classiques. Il s’agit d’un événement convivial comme le Super Bowl, toutes proportions gardées, lors duquel on se réunit en famille ou entre amis pour partager les frais du pay-per-view[1], et où la bière et la margarita coulent à flot. Les plus grandes réunions de ces dernières années ont eu lieu lors de la Cinco de Mayo : De La Hoya vs Mayweather, Mayweather vs Pacquiao, Mayweather Jr vs Cotto…

Entre 2009 et 2015, ce sont Floyd Mayweather et Manny Pacquiao qui s’approprient cette date. Depuis, le mexicain Saul « Canelo » Alvarez a rendu à César ce qui lui appartient. La moindre des choses pour un pays qui a offert tant de beaux champions à notre sport.


[1] Pay-per-view (littéralement : « payer pour voir ») : principe américain qui consiste à payer pour une retransmission télévisée lors d’événements sportifs.

Cet article est un extrait du
magazine Dans le Ring

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