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Sur le ring face à Floyd Mayweather Jr : Adversaires et sparring partners racontent

Boxeur fascinant, très cérébral, un mythe s’est crée autour de Floyd Mayweather Jr. Sa défense impénétrable et son intelligence ont impressionnées ses adversaires et sparrings partners qui racontent au média américain ESPN leurs face-à-face sur le ring contre Floyd Mayweather Jr.

  • Zab Judah : ancien champion du monde, ami et rival, ils étaient en équipe nationale amateur ensemble.
  • Demarcus Corley, boxeur vétéran a perdu contre Floyd en 2004 ; son sparring partner.
  • Errol Spence, champion du monde IBF des poids welters ; a boxé de nombreuses séances de sparring avec Floyd.
  • Jack Catterall, espoir anglais (22-0, 12 KOs)

La condition physique

Spence : Je ne l’ai jamais vu essoufflé. Il contrôle toujours sa respiration. Tu vois souvent des boxeurs, respirer la bouche ouverte. Floyd respire toujours par le nez. Il boxe le 12ème round comme si c’était le premier. Il s’entraîne aux PAO pendant 30 minutes, il enchaîne 30 minutes d’affilée au sac, il va courir, faire un basket

Judah : Quand il s’entraîne, il enchaîne avec 15 à 20 sparring partner différents. Je l’ai vu faire ça à l’époque chez les amateurs. Il a toujours fait plus que ce qu’il devait faire. Tu ne peux pas battre quelqu’un qui n’est jamais fatigué…

Catterall : T’es crevé, et il est toujours frais. Quand il remarque dans quel état tu es, c’est comme s’il appréciait son travail. Il sourit. Il ne t’a pas mis KO mais il apprécie le fait de t’avoir donné une leçon calculée et que tu n’aies rien pu faire.

Sa défense

Corley : Il est intouchable ! ses mouvements, ses réflexes. Quand tu mets un coup, il remonte son épaule pour protéger son menton. Sa main droite est déjà là pour bloquer.

De nombreuses personnes le critiquent en disant qu’il a un style fuyant mais il est bien là devant toi! Il faut des années de pratique pour être dos aux cordes et bloquer, esquiver et contre-attaquer.

Spence : Ses yeux sont toujours ouverts. Il bouge juste ce qu’il faut pour éviter les coups, tu ne le vois jamais sonné. Tu dois toujours rester concentré face à lui. C’est une adversité autant mentale que physique. Il est très solide. Des gars plus lourds que lui n’arrivent pas à le bouger.

La garde « philly shell »

Catterall : Quand il recule, il utilise le shoulder roll. Il s’approche et esquive les coups. Ensuite il fait un petit pas de retrait et il pivote. T’es là en train d’enchaîner les coups et d’un coup il n’est plus là !

Spence : Quand il est dans cette position, sa main droite bloque les crochets. Son épaule bloque les droites. Si je mets un crochet large, il l’accompagne et remise avec l’autre main. Beaucoup de boxeurs foncent et enchaînent les coups et ils se prennent une droite en contre.

Le travail au corps

Catterall : A mi-distance, il feinte avec son bras gauche au milieu de ta garde, et il te touche avec sa droite juste au-dessus de la ceinture. C’est très douloureux, plus il te touche, plus tu sens la douleur. Tu te demandes « qu’est-ce que je dois changer pour bloquer le coup ». T’essayes de trouver un moyen mais tu ne trouves pas. Ça te fatigue, ça te coupe les jambes.

Corley : Il n’essaye pas de te mettre KO, il te fait juste comprendre « je prends ton énergie comme une sangsue, et au fur et à mesure je vais te briser. »

Spence : Ces petits coups te ralentissent, le jab à l’estomac qu’il envoie souvent, ou l’uppercut au corps. C’est un élément à prendre en compte quand t’essayes d’attraper un boxeur qui bouge beaucoup.

Sa droite

Errol Spence Jr : Il l’envoie comme un jab, ça arrive si vite. La plupart des boxeurs, on voit leurs coups venir. Lui ne fait pas du tout ça. Il a vraiment réussi à la parfaire, à balancer sa droite et ça fait mouche à chaque fois.

Zab Judah : Il sait comment l’envoyer, quand l’envoyer, où l’envoyer, à quelle distance, quelle puissance mettre.

Catterall : La manière dont il se positionne, tu penses qu’il y a une ouverture pour ton jab. Tu penses que tu peux le toucher, et il fait ce petit truc avec son épaule et il te contre avec sa droite.

La puissance

Spence : Je l’ai vu mettre KO des gars avec des gants de 16oz. Des gars de catégorie bien au-dessus. Il les tabasse. Plus jeune dans sa carrière, il mettait des KO énormes. Maintenant qu’il a des blessures aux mains, il ne met jamais 100% de sa puissance dans ses coups. Mais il peut frapper fort.

Corley : Sa puissance vient de l’explosivité de ses coups, son placement. Le placement de ses coups est si précis.

Catterall : Il est très précis, Il trouve toujours un moyen de trouver une ouverture dans ta défense, parfois au même endroit encore et encore.

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