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Samir Ziani : « Mon aventure européenne a débuté en Espagne, elle se finira en Espagne »

L’annonce était attendue, elle devrait être officialisée dans les prochains jours. Le Lot-et-Garonnais, champion d’Europe EBU des super-plumes, défendra une nouvelle fois sa ceinture face à son challenger officiel et révélation de la boxe ibérique, John Carter (13-1-0). Rendez-vous pris le 6 juin 2021, à Marbella, en Espagne.

Ces derniers mois ont enveloppé l’avenir de Samir Ziani d’un épais voile d’incertitude, oscillant entre une exaltante demi-finale mondiale américaine et l’appel européen de son devoir de champion. Les négociations, orchestrées par son manager irlandais Gary Hyde, mèneront finalement le Villeneuvois sur le chemin d’une troisième défense EBU des super-plumes, le 6 juin à Marbella : « On m’a proposé un combat en Angleterre ou en Espagne. J’ai choisi l’Espagne, car John Carter est mon challenger officiel », explique Samir Ziani, contacté pour évoquer l’événement. Si je l’emporte, je me dirais que je suis le vrai patron en Europe et que je suis légitime à prétendre à la demi-finale mondiale qu’on m’a promise derrière ». Une ambition animée par l’envie de rêver plus grand, certes, mais guidée par une réflexion intelligemment menée et mûrement réfléchie. « J’aurais pu abandonner ma ceinture EBU dès maintenant pour cette demi-finale », admet-il. Mais il fallait attendre encore de longs mois avant de pouvoir saisir cette opportunité. Être passif et arrêter de boxer trop longtemps n’est pas bon pour moi. Voilà pourquoi, avec mon équipe, nous avons choisi de refaire le titre européen une quatrième fois ».

L’habitude de l’extérieur

Pour la 3e fois en 4 combats pour la ceinture EBU des super-plumes, Samir Ziani défendra l’étendard tricolore en terre hostile. Le 2 février 2019, le Villeneuvois s’était emparé de la couronne européenne en surclassant l’Espagnol Juli Giner à Barcelone, avant de briller en Angleterre, le 5 septembre 2020, en renversant Alex Dilmaghani dans les dernières secondes du combat (performance française de l’année Dans le Ring numéro 5). « C’est à l’étranger que je fais mes meilleures performances. C’est une pression supplémentaire, c’est vrai, mais c’est aussi une immense source de motivation », témoigne Samir Ziani. « Et puis je cherche aussi à agrandir mon public : je suis allé en Espagne, en Angleterre … Aujourd’hui encore, je reçois des messages de certains supporters de ces pays me demandant sur quelle chaîne suivre mon prochain combat ».

Un combat que le pensionnaire du Blagnac Boxing Club, malgré l’enjeu, appréhende avec sérénité. « J’alterne entre Villeneuve-sur-Lot et Toulouse, mais je ne vais pas me mettre la pression pour l’instant. Je me sens en forme, je fais de bons sparrings, de bons entraînements, je n’ai pas encore besoin de monter le curseur de l’intensité », analyse le protégé de Mohammed Bennama. « Au mois de mai, en revanche, je vais m’isoler entièrement à Toulouse. Une chose est sûre, le jour du combat, je serais dans la même forme que lors de ma dernière défense ». A moins de trois mois de son envol pour l’Andalousie, le roi des super-plumes cherchera à conclure son histoire continentale : « J’ai conquis mon titre en Espagne, je l’ai défendu à Agen grâce à mon partenaire et fidèle ami Philippe Ginestet (GIFI), puis en Angleterre. Je reviens là où tout a commencé, la boucle est bouclée ». Ecrire les dernières lignes de son aventure européenne et s’attaquer au monde, après tant d’années à le convoiter, voici l’immense défi qui s’offre à Samir Ziani.

Cet article est un extrait du magazine Dans le Ring

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